LA SOCIALISATION

 

 

La notion de socialisation est un concept clé de la sociologie. Elle permet de comprendre le phénomène de transmission des règles, des normes et des valeurs des groupes ou des sociétés. L’homme vit en effet en société et son comportement est largement influencé par son environnement social. Qu’elle est la part d’inné ? Elle semble faible puisque les exemples d’enfants sauvages nous rappellent que coupé de ses semblables, l’homme ne peut par exemple pas acquérir l’usage du langage. Il apparaît en effet que vivre en société suppose un apprentissage.

 

 

I)                   La socialisation est un processus d’apPRENTISSAGE des NORMEs et des valeurs :

 

 

A)    LA SOCIALISATION PERMET A L’HOMME DE VIVRE EN SOCIETE :

 

Dans son assertion classique, la socialisation est un ………………………. par lequel les individus assimilent tout au long de leur existence les …………………et les ……………….. de la société dans laquelle ils vivent.

Cette socialisation permet à l’individu d’……………………… les règles de conduite, les manière d’être, d’agir ou de penser qu’il est nécessaire de respecter afin d’être intégré dans un environnement social (groupe ou plus largement société). A cet égard, des ………………sont infligées à ceux qui transgressent les normes et des récompenses accordées à ceux qui s’y conforme de façon exemplaire. Ces sanctions positives et négatives favorisent l’intériorisation des normes et des valeurs.

Ainsi, on observe des phénomènes d’inadaptation et de contestation sociale, qualifiés de ……………….. (l’alcoolisme, les formes de délinquances juvéniles) ou d’innovation ( la liberté sexuelle des années 60-70 par exemple ). Ces situations peuvent être sanctionnées par une sanction juridique ou ……………………(réprobation).

 

La socialisation est donc nécessaire au bon fonctionnement d’une société. Son objectif essentiel réside dans l’……………………….. des individus à la société dont ils sont membres. La socialisation permet l’adaptation d’un individu à son environnement social.

 

 

 

B) La socialisation : conditionnement ou interaction avec le milieu ?

 

 

Deux grandes conceptions de la socialisation sont traditionnellement opposées :

-          Dans un premier sens, la socialisation désigne l’ensemble des mécanismes d’apprentissage qui font que les individus intériorisent les valeurs et les normes d’une société ou d’un groupe social particulier. En adoptant les manières de penser et d’agir qui leur ont été inculquées dès la petite enfance, les nouvelles générations assurent la pérennité et la cohésion du groupe et sont assurées d’y être intégrées. Cette conception souligne la primauté de la ……………………..par rapport aux………………………

 

Ainsi, pour ………………………….., la socialisation est une contrainte qu’exerce la société sur les individus pour les obliger à respecter une cohésion sociale nécessaire à sa reproduction. L’éducation est au cœur de l’inculcation des normes sociales : «  la socialisation est l’éducation méthodique et autoritaire de la jeune génération en vue de perpétuer et de renforcer la production sociale ». (L’Education morale (1902 )). Cette approche relève du paradigme ………………..car c’est la société qui transmet ses normes à l’individu.

 

-          La socialisation peut aussi se définir comme une construction à laquelle participe l’individu. Une construction pour laquelle les rapports de coopération l’emportent sur les rapports de contrainte (Jean Piaget, Simmel, Weber). Dans cette approche …………………………., on admet l’idée d’une influence réciproque entre les générations car, si l’individu intériorise les normes de la société, il contribue aussi à en modifier le contenu.  Cette construction de la personnalité des individus s’effectue dans le cadre de relations réciproques entre l’individu et la société, le socialisé et les socialisateurs (parents, frères et sœurs, camarades…).

 

Dans ce contexte, la socialisation est un processus continu car chaque fois qu’un individu est dans un nouveau milieu social, il doit se socialiser à ce nouveau contexte. Peter L.Berger et Thomas Luckmann (La construction sociale de la réalité. 1986) distinguent :

-……………………………………….. :

…………………………………………………………………………………………………

-……………………………………….. :

………………………………………………………………………………………………………………

Pour ces deux auteurs, la socialisation n’est jamais ni parfaitement réussie, ni achevée. La socialisation secondaire peut être dans certains cas, le prolongement de la première socialisation. Dans d’autres cas, elle peut être en rupture (« chocs biographiques »).

 

 

En somme, la personnalité de base peut se définir à partir de trois éléments :

-          une composante biologique fait de l’homme un être unique.

-          Une composante sociale fait de l’humain un être représentatif de la société dans laquelle il vit.

-          Une composante personnelle fait de l’homme la résultante de ses expériences propres.

 

 

 

II)                Des PROCESSUS DE SOCIALISATION VARIABLES :

 

La socialisation peut se faire de manière avouée et coercitive ( la morale, l’école…). Dans ce cas, on inculque de gré ou de force valeurs et normes. Mais, elle s’effectue souvent de façon diffuse ( par les contacts avec autrui ). Plus la socialisation est diffuse, plus elle est efficace. Ce qui n’est qu’un modèle social devient naturel pour tout un chacun.

 

 

A)    Les differentes instances de socialisation :

 

1°) La famille et l’école :

 

Aujourd’hui, les ………….. de socialisation les plus importantes sont la famille et l’école. C’est dans ce cadre que l’enfant, puis l’adolescent, va forger sa personnalité sociale et acquérir les bases du comportement social.

Les formes de socialisation familiales sont très variables. Selon les sociétés, on éduque les enfants de façon différente (on pratique ou non l’emmaillotage des bébés, le sevrage est plus ou moins rapide, la propreté est acquise à des rythmes différents…).

A l’intérieur d’une même société, les styles éducatifs familiaux varient aussi fortement. Pour éclairer globalement l’empreinte familiale que les individus reçoivent de leur socialisation, on peut se référer à la notion d’………………. développée par Pierre Bourdieu. Selon lui en effet, l’………………… correspond à l’ensemble des goûts, des comportements, des manières de percevoir, de ressentir et de dire, qu’un individu reçoit de sa famille et de son milieu social.

Cette conception est souvent perçue comme fortement déterministe puisque le milieu social d’origine de l’enfant leur inculque des manières d’être et de faire qu’il pourra utiliser pour vivre en société. Toutefois, l’individu n’en reste pas moins relativement libre d’agir contre ou de modifier son habitus. L’habitus représente une disponibilité qui s’impose souvent, qui se modifie parfois.

 

2°) D’autres instances de socialisation :

 

L’entreprise, le groupe des pairs, mais aussi l’église, l’armée, les médias, ou même les milieux associatifs contribuent à la ………………………. de l’individu.

Le groupe des ……… se caractérise ainsi par des valeurs et des traditions communes qui se traduisent dans des habitudes langagières, vestimentaires ou alimentaires. L’existence d’une génération s’affirme contre une génération précédente qui lui sert de référence / opposition.

La socialisation professionnelle est d’autant plus déterminante que la vie en entreprise fait référence à des valeurs et des règles de conduite, variables d’une entreprise à l’autre mais qu’il est impératif d’intérioriser. Nous pourrions citer d’autres agents tels que les médias dont le rôle tend à s’affirmer.

 

 

B)    Des contextes varies :

 

1)      Selon l’époque :

 

La socialisation varie dans le temps. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner la façon dont la définition des groupes d’âge évolue avec l’histoire. Si l’époque contemporaine est marquée par le règne de l’enfant-roi, elle se singularise également par l’émergence du phénomène d’………………….  Cette période de la vie est étendue. Elle est aussi très difficile puisque c’est le moment où l’…………….. se construit.

 

2)      Dans l’espace :

 

La diversité ……………… s’observe bien sûr lorsqu’on compare les sociétés industrielles à des « sociétés primitives », mais aussi quand on compare les sociétés industrielles entre elles. ( par exemple, l’éducation des jeunes enfants est très différente en France et aux Etats-Unis. Jusqu’à une date récente, l’apprentissage des règles de politesse était considéré comme une chose capitale en France, et plus secondaire aux Etats-Unis ).

 

3)      Selon le sexe :

 

Les comportements des garçons et des filles diffèrent. Le sociologue a relativisé les origines biologiques de ces différences pour mettre en évidence que l’appartenance à un sexe était surtout une construction ……………… En effet, la différenciation des sexes est en partie générée par la ………………………. des enfants dès leur plus jeune âge. On observe que les parents n’adoptent pas la même attitude dans léducation des filles et des garçons.

 

4)      Selon le milieu social :

 

Les valeurs transmises peuvent sensiblement varier d’un milieu social à un autre. Cela peut se traduire par exemple par des rapports différents à la culture, à l’alimentation ou encore à l’école. Il y a ainsi des relations évidentes entre les valeurs familiales véhiculées par les classes sociales et la réussite scolaire, qui contribuent largement à rendre compte des différences de cursus observées selon la catégorie …………………………… d’origine. Pour les enfants des catégories sociales dominantes, l’école renforce la culture familiale et permet généralement la réussite scolaire. Par contre, pour les catégories défavorisées, la culture véhiculée par l’école ne coïncide pas toujours avec leur culture d’origine.

On constate en effet que le milieu socioculturel d’origine influence la socialisation à travers les différences de réussite scolaire, ce qui favorise une certaine …………………   ……………………..

 

 

 

 

LE CAS DE VICTOR, L’ENFANT SAUVAGE DE L’AVEYRON

 

Extraits de Lucien Malson, Les enfants sauvages, 10/18, 1964.

 

1)      Quels sont les principales caractéristiques du comportement de Victor lorsqu’il est trouvé ?

2)      Comment son comportement évolue-t-il au contact du Dr Itard ?

3)      Quels sont les enseignements de cette expérience ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La socialisation est un processus d’apprentissage des règles et des valeurs.

 

 

 

Document 1 : L’enfant-chien.

 

 

 

 

 

 

Lire le doc 6 page 122 du belin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Comment l’enfant chien communique-t-il ?

2°) Quels sont les enseignements de ce fait divers ?

 

 

Document 2 : Les analyses de la socialisation.

 

 

 

           nathan p105 doc 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Que signifie la notion « d’intériorisation » ?

2°) Quelles sont les deux grandes conceptions de la socialisation ? De quelle approche relève l’analyse du texte ci-dessous ) ?

3°)  Pourquoi la conception de Talcott Parsons a-t-elle été critiquée ?

 

 

Chaque société considérée à un moment déterminé de son développement, a un système d’éducation qui s’impose aux individus avec une force généralement irrésistible. Il est vain de croire que nous pouvons élever nos enfants comme nous voulons. Il y a des coutumes auxquelles nous sommes tenus de nous conformer ; si nous y dérogeons trop gravement, elles se vengent sur nos enfants. Ceux-ci, une fois adultes, ne se trouvent pas en état de vivre au milieu de leurs contemporains, avec lesquels ils ne sont pas en harmonie.

Emile Durkheim, Education et sociologie. PUF, Quadrige , 1993.

 

 

 

Document 3 : Les normes et les valeurs.

 

 

 

 

 

                           Doc 4 p 109  du breal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1)       Qu’est-ce qu’une norme ? Une  norme explicite ? Une norme implicite ?

2)       A quel risque de sanctions s’expose celui qui ne respecte pas les normes ?

3)       Expliquez cette phrase de Durkheim (1858-1917) : « Si je ne me soumets pas aux conventions du monde, si, en m’habillant, je ne tiens aucun compte des usages suivis dans mon pays et dans ma classe, le rire que je provoque, l’éloignement où l’on me tient, produisent, quoique d’une manière plus atténuée, les mêmes effets qu’une peine proprement dite. »

4)       Citez des exemples de valeurs et cherchez des normes qui en sont l’application.

5)       A quoi servent les normes et les valeurs pour un individu ?

 

 

 

 

 

                     + doc 4 et 5 p 128 hatier

 

 

 

 

 

LES DIFFERENTES INSTANCES DE SOCIALISATION.

 

Document 4 : Les agents de socialisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

                    Doc 12 p132 du hatier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1)       Définissez « statut » et «rôle ». Quel lien y a-t-il entre ces deux termes ?

2)       Qu’est-ce qui favorise la conformité des comportements de J.Letourneur à ses rôles ?

3)       Réalisez un schéma comparable afin de déterminer vos différents statuts et rôles.

 

Document 4 : Habitus et socialisation familiale.

 

Comme le terme lui-même l’indique, l’habitus (du verbe latin habere qui signifie «avoir ») est l’ensemble des traits que l’on a acquis, des dispositions que l’on possède ou, mieux encore, des propriétés résultant de l’appropriation de certains savoirs, de certaines expériences. Mais ces propriétés ont ceci de remarquable qu’elles nous possèdent tout autant que nous les possédons. Elles sont tellement intériorisées, incorporées, qu’elles sont devenues nous-mêmes et qu’elles ne sont pas plus dissociables de notre être que des caractéristiques physiques telles que la couleur de nos yeux. L’habitus est un avoir qui s’est transformé en être. A tel point que nous avons l’impression d’être nés avec ces dispositions, avec ce type de sensibilité, avec cette façon de penser, avec cette façon d’agir et de réagir, avec ces « manières » et ce style qui nous caractérisent. Et pourtant ces dispositions ne sont pas innées : on ne vient pas au monde avec le gène de l’avarice ou de la prodigalité, avec le chromosome de la confiance ou de la méfiance, la glande de la discipline ou de l’indiscipline, l’hormone de la pudeur ou de l’impudeur, le réflexe de la timidité ou de l’effronterie. (…) Dans tous les cas, les agents sociaux acquièrent les caractéristiques physiques, intellectuelles, morales, en rapport avec la position qu’ils occupent dans le système, en vertu de la logique de fonctionnement de ce système et de l’action pédagogique qu’il exerce sur ses agents. L’éducation imprime donc ainsi en nous un certain nombre de dispositions qui vont ensuite fonctionner comme des principes inconscients d’action, de perception, de réflexion, capables de produire spontanément, dans un grand nombre de situations, des réponses plus ou moins bien adaptées, mais exprimant toutes la même disposition  fondamentale. Par exemple si l’ambition est un trait de l’habitus inculqué à un agent, cette ambition va s’exprimer sans doute sous des formes différentes selon les circonstances, mais elle s’exprimera immanquablement.

A.Accardo, Introduction à une sociologie critique. Le Mascaret. 1997.  

 

1)       Selon l’auteur, par quel processus la socialisation familiale influe-t-elle sur les comportements des individus ?

2)       L’individu est-il prisonnier de sa socialisation ?

Document 5 : Approche de la socialisation à l’école.

 

 

 

 

                       Doc 13 p 133 du hatier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1)       A quels agents de socialisation le texte fait-il référence ?

2)       En quoi l’école complète-t-elle la socialisation familiale ?

 

 

Document 6 : La création permanente de l’identité individuelle.

 

 

 

 

 

 

                           Doc 13 p 113 du breal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1)       Qu’est-ce que l’identité individuelle ?

2)       Expliquer la phrase soulignée.

3)       Comment se construit cette identité individuelle ? Est-elle stable tout au long de l’existence ?

 

LES DIFFERENTES INSTANCES DE SOCIALISATION (suite)

 

 

Document 7 : La bande de rue dans le quartier italien de Boston dans les années 30.

 

 

 

 

 

 

 

                 Ancien doc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Qu’est-ce qu’un « groupe de pairs » ?

2°)  Quelle est l’importance relative des différentes instances dans la socialisation des « gars de la rue » ?

3°)  Le groupe apparaît-il stable et organisé ? Comment assure-t-il sa cohésion ?

4°)  Comparez cette analyse avec ce que vous connaissez des bandes de rues aujourd’hui. Fonctionnent-elles de la même manière ?

 

 

 

 

DES PROCESSUS DE SOCIALISATION VARIABLES

 

 

DANS LE TEMPS :

 

Document 8 : Le sentiment de l’enfance dans la société médiévale.

 

Dans la société médiévale, que nous prenons pour point de départ, le sentiment de l’enfance n’existait pas ; cela ne signifie pas que les enfants étaient négligés, abandonnés ou méprisés. Le sentiment de l’enfance ne se confond pas avec l’affection des enfants : il correspond à une conscience de la particularité enfantine, cette particularité qui distingue essentiellement l’enfant de l’adulte, même jeune. Cette conscience n’existait pas. C’est pourquoi, dès que l’enfant pouvait vivre sans la sollicitude constante de sa mère, de sa nourrice …, il appartenait à la société des adultes et ne s’en distinguait plus. Cette société d’adultes nous paraît aujourd’hui bien souvent puérile : question d’âge mental sans doute, mais aussi d’âge physique, parce qu’elle était en partie composée d’enfants et de très jeunes gens. La langue ne donnait pas au mot enfant le sens restreint que nous lui attribuons désormais : on disait enfant comme on dit maintenant « gars » dans la langue courante. Cette indétermination de l’âge s’étendait à toute l’activité sociale : aux jeux, aux métiers, aux armes.

Le très petit enfant trop fragile encore pour se mêler à la vie des adultes, ne compte pas, c’est le mot de Molière qui témoigne de la persistance au XVIIe siècle d’une très ancienne mentalité. L’Argan du Malade Imaginaire a deux filles, l’une qui est en âge de mariage et la petite Louison qui commence juste à parler et à marcher. On sait qu’il menace de mettre sa fille au couvent pour décourager ses amours. Son frère dit :  « D’où vient, mon frère, qu’ayant le bien que vous avez et n’ayant d’enfant qu’une fille, car je ne compte pas la petite, d’où vient, dis-je, que vous parlez de la metrre dans un couvent ? ». La petite ne comptait pas parce qu’elle pouvait disparaître. Dès que l’enfant avait franchi cette période de forte mortalité où sa survie était improbable, il se confondait avec les adultes.

P.Ariès, L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Editions du Seuil, 1973.

 

1) Qu’est-ce que le « sentiment de l’enfance » ?

2) Pourquoi ce sentiment a-t-il émergé si tard ?

3) Pourquoi, selon vous, la notion d’adolescence n’apparaît que dans la seconde moitié du XXe siècle ?

 

 

DANS L’ESPACE :

 

Document 9 : Tout est relatif !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                              Hachette 11 p 129-130

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Définir « mariage endogame », « acculturation », stigmatisation ».

2°) Expliquez la phrase en italique.

SELON LE SEXE :

 

Document 10 : La place des parents dans l’apprentissage des genres.

 

 

 

 

 

                               Doc 2 p 120 du bordas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1)       Pourquoi les parents socialisent-ils les enfants en fonction de leur genre ?

2)       Qu’est-ce que la socialisation différentielle ?

3)       Montrez qu’une socialisation sexuée peut avoir des effets différents selon les enfants, selon les milieux sociaux ?

 

Document 11 : Des différences dans l’éducation des filles et des garçons.

 

 

 

 

 

 

 

                           Ancien doc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Qu’est-ce qu’un stéréotype de sexe ?

2°)  Comment expliquer les différences de traitement par les parents entre les sexes ?

DES PROCESSUS DE SOCIALISATION VARIABLES (suite).

 

Document 12 : La construction de l’identité masculine.

 

 

 

 

 

                                                Doc 14 p 114  du breal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1)       Rappelez la signification de « groupe des pairs ».

2)       Qu’est-ce que « l’injonction à la virilité » ?

3)       Comment se construit l’identité masculine ?

 

Document 13 : Une socialisation variable selon le sexe.

 

1°) Par quels mécanismes les enfants apprennent-ils les rôles masculins et féminins ?

2°) Montrez à partir de ce document que le comportement des individus n’est pas une résultante mécanique de la socialisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SELON L’ORIGINE SOCIALE :

 

 

Document 14 : Influence familiale et réussite scolaire.

 

 

 

 

 

 

                                   doc 9 p 111 du breal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document 15 : Ecole et reproduction sociale.

 

 

 

 

 

 

                                   doc 8 p 111 du breal

                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document 9 : Des différences d’attitude.

 

Cela nous ennuie que les petites filles apprennent à siffler, mais cela nous semble naturel chez un garçon. On sursaute d’horreur si une fillette dit des gros mots et on la punit, alors qu’on a envie de rire si c’est un garçon qui les dit. Si un garçon ne dit pas « merci » et « s’il vous plaît », nous nous excusons pour lui, s’il s’agit d’une petite fille, nous sommes contrariés. Si un garçon refuse d’aller chercher un objet, il nous semble que c’est son droit et nous allons le chercher nous mêmes, si c’est une petite fille qui refuse, cela nous paraît être une rébellion ouverte.

Nous tournons en ridicule un garçon qui a peur, cela nous semble normal chez une petite fille. Nous tournons en ridicule un garçonnet qui a peur, cela nous semble normal chez une petite fille. Si elle pleure, on lui dit qu’elle est ennuyeuse mais on lui prête attention, si c’est un garçon, on le traite de fillette. Nous incitons un petit garçon à jouer à la guerre, à grimper aux arbres, à s’endurcir physiquement, mais nous nous opposons à ce qu’une fillette fasse la même chose.

Plus fondamentalement, les pères notamment, adorent faire sauter en l’air leur petit garçon et jouent plus délicatement avec leurs filles. Ainsi s’amorce, en fonction du sexe de l’enfant, un jeu d’attentes et de présupposés…

E.G.Belotti, Du côté des petites filles, Edition des femmes, 1974.

 

Quelles représentations sociales des rôles de chaque sexe se cachent derrière les attitudes des adultes à l’égard des enfants ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEVOIR SUR TABLE.

 

 

 

Garçons et filles : une même socialisation ?

 

Vous rédigerez un paragraphe synthétisant l’essentiel des informations fournies par ces différents documents.

-         Dans un premier temps vous évoquerez et nuancerez  les différences de socialisation entre les filles et les garçons.

-         Puis, dans un second temps, vous traiterez des répercutions de ces différences sur la scolarité de chacun.

 

Consignes :

Vous compléterez les informations fournies par les documents avec vos propres connaissances (théoriques).

Vous veillerez à ne pas faire de paraphrase et ferez attention à votre orthographe.

 

 

 

Document 1 : Sexe et attitudes.

 

Cela nous ennuie que les petites filles apprennent à siffler, mais cela nous semble naturel chez un garçon. On sursaute d’horreur si une fillette dit des gros mots et on la punit, alors qu’on a envie de rire si c’est un garçon qui les dit. Si un garçon ne dit pas « merci » et « s’il vous plaît », nous nous excusons pour lui, s’il s’agit d’une petite fille, nous sommes contrariés. Si un garçon refuse d’aller chercher un objet, il nous semble que c’est son droit et nous allons le chercher nous mêmes, si c’est une petite fille qui refuse, cela nous paraît être une rébellion ouverte.

Nous tournons en ridicule un garçon qui a peur, cela nous semble normal chez une petite fille. Nous tournons en ridicule un garçonnet qui a peur, cela nous semble normal chez une petite fille. Si elle pleure, on lui dit qu’elle est ennuyeuse mais on lui prête attention, si c’est un garçon, on le traite de fillette. Nous incitons un petit garçon à jouer à la guerre, à grimper aux arbres, à s’endurcir physiquement, mais nous nous opposons à ce qu’une fillette fasse la même chose.

Plus fondamentalement, les pères notamment, adorent faire sauter en l’air leur petit garçon et jouent plus délicatement avec leurs filles. Ainsi s’amorce, en fonction du sexe de l’enfant, un jeu d’attentes et de présupposés…

E.G.Belotti, Du côté des petites filles, Edition des femmes, 1974.

 

 

Document 2 : La pratique des jeux.

 

 

 

 

 

 

                    Belin page 137

 

 

 

 

 

 

 

DEVOIR SUR TABLE (suite).

 

 

 

 

 

 

Document 3 : Ecole et rôle des sexes.

 

Série du baccalauréat souhaitée par les parents ayant un enfant dans l’enseignement secondaire, selon le sexe de l’enfant ( en %)

Série du baccalauréat

Garçons

Filles

Ensemble

A ( actuelle L )

11,9

32,6

23,8

B (actuelle ES )

17,1

22,9

20,4

C (actuelle S )

51,7

29,8

39,1

D (actuelle S )

19,3

14,7

16,7

M.Duru-Bellat et J-P. Jarousse, enquête Effort d’éducation des familles de 1992, INSEE-INED, Economie et statistique, n°293, 1996.

 

 

 

 

 

 

Document 4 : Une socialisation active.

 

Non seulement les élèves abordent l’école marqués par toute une socialisation familiale largement différenciée selon qu’ils sont garçons ou filles, mais encore ils participent activement à cette fabrication sexuée de la valeur scolaire. Les différents cours vont être perçus comme un lieu où la dominance des élèves de tel ou tel sexe est considérée comme normale ( « les garçons sont forts en mathématiques, les filles en lettres »). Ainsi, dans les classes de sciences, les enseignants et les élèves apprennent à trouver normal la dominance des garçons et l’effacement des filles, quand il s’agit d’utiliser un ordinateur ou de réaliser un montage électrique ou une expérience.

De nombreuses observations en classe illustrent comment, au delà d’une adaptation passive ou d’une soumission aux stéréotypes, les élèves apprennent activement leur rôle de sexe. En classe de sciences par exemple, l’appréhension affichée devant une dissection ou le refus de se salir ou de se protéger les cheveux pour une manipulation, ou encore une certaine maladresse ostentatoire sont des comportements au travers desquels les adolescentes s’affirment comme « féminines ». C’est d’ailleurs une des fonctions de ces groupes non mixtes que de diffuser et de contrôler les normes en matière de comportement approprié à son sexe. (…)

La mixité aurait également des effets du côté des garçons : bien qu’on dise souvent que la mixité leur « fait du bien » du point de vue de la conduite, elle les contraint plus fortement à afficher leur virilité.

Marie Duru-Bellat in Michel de Manassein (dir.)  De l’égalité des sexes. CNDP, 1995.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

THEME DE REFLEXION

 

 

Répondez brièvement aux questions portant sur chaque texte.

 

SYNTHESE : A partir des documents qui suivent, vous montrerez que « les manières de table » sont très variables selon les époques et les milieux sociaux.

Vous rédigerez une réponse structurée en vous appuyant sur les documents qui suivent et sur votre cours.

 

 

 

 

       Documents 1 et 2 de la fiche seconde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document 3 : Les manières de table.

 

 

  Doc 24 p134 du breal 1e.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Pour quelles raisons l’usage de la fourchette s’est-il répandu si lentement ?

2°) Comment l’auteur démontre-t-il que le besoin de fourchette a une origine sociale ?

3°) Quels ont-été les groupes précurseurs ?

 

 

 

Document 4 : Le franc manger populaire.

 

 

 

 

            Bréal p134

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Définissez : classes populaires.

2°) Quelles sont les particularités du franc-manger populaire ? Quelles valeurs propres aux milieux populaire reflètent-elles ?

 

 

 

 

Document 5 : Le modèle alimentaire bourgeois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°) Que signifie le souci de manger dans les formes à propos de la bourgeoisie ?

2°) Quelles sont les valeurs valorisées par la bourgeoisie qui sont transmises ou entretenues à travers le repas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

EPREUVE DE SYNTHESE

 

 

Travail préparatoire ( 10 points ) :

 

1°) Comparez les hommes vivant seuls aux hommes vivant en couple. Analysez alors les effets de la vie de couple sur le travail domestique des hommes. ( doc. 1 )  2 points

2°) Analysez les différences de temps consacré à la production domestique et au temps de travail entre les hommes et les femmes salariés vivant en couple. Le nombre d’enfant agit-il sur ces temps quotidiens? ( doc. 1 )  2 points

3°) Comment la possession d’atouts culturels par l’un ou l’autre des conjoints joue-t-elle sur le partage des tâches domestiques au sein du couple ? ( doc. 2 )  2 points

4°)  Expliquez la dernière phrase du document 3 : « Martine et Bernard n’ont rien choisi (…) à imaginer leur histoire. » ( doc.3 ) 2 points

5°)  Que veux dire l’auteur lorsqu’il parle de  « ségrégation verticale » et la « ségrégation horizontale ». Quelles sont leurs causes ? ( doc.4 ) 2 points

 

 

Question de synthèse ( 10 points ) :

Après avoir donné les caractéristiques de la spécialisation des rôles masculins et féminins dans nos sociétés, vous analyserez les facteurs qui tendent à la renforcer ou au contraire, à l’atténuer.

 

 

DOCUMENTS :

 

Document 1 :  La répartition du temps des hommes et des femmes.

 

 

 

 

                      Nathan p67

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document 2 : Travail domestique et atouts culturels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document 3 : Histoire d’un couple.

 

 

 

 

                 Hachette p136

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document 4 : Une mutation double de l’école.

 

 

 

 

 

 

 

 

                     Hachette p 137

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CORRECTION DE L’EPREUVE DE SYNTHESE

 

Travail préparatoire :

 

1) Mettez les chiffres entourés du tableau 1 dans une phrase (doc.1)

Selon l’Enquête Emploi du temps de l’INSEE, les femmes en couple sans enfants passent en moyenne 175 minutes par jour à pratiquer des activités à dominante féminine à savoir essentiellement des activités ménagères et la cuisine. Les hommes passent en moyenne 53 minutes par jour à assurer des activités à dominante masculine comme vraisemblablement le bricolage ou le jardinage.

2) Comparez les hommes vivant seuls aux hommes vivant en couple. Analysez alors les effets de la vie de couple sur le travail domestique des hommes. ( doc. 1 )  2 points

De façon générale, l’enquête emploi du temps élaborée en 1999 par l’INSEE, met en évidence le fait que les hommes consacrent moins de temps aux activités domestiques lorsqu’ils vivent en couple sans enfants que lorsqu’ils habitent seul. La tendance est par contre opposée pour les femmes dont le temps consacré aux tâches domestiques s’accroît largement lorsqu’elles vivent en couple ( une heure trente en plus ! ).

Les hommes passent plus de temps (53 minutes au lieu de 25 en moyenne) à exécuter des tâches à dominante masculine lorsqu’ils vivent en couple (bricolage, entretien de la voiture…) mais réduisent presque de moitié leurs activités à dominante féminine ( ménage, repassage, …). A l’inverse, les femmes participent beaucoup plus aux activités à dominante féminine (une heure quinze de plus), maintiennent le temps consacré aux activités mixtes (courses, vaisselle vraisemblablement ) et augmentent aussi le temps passé à des activités à dominante masculine.

Au vue de ce document, nous pouvons donc affirmer que la vie de couple (sans enfant) accentue les stéréotypes sexuels puisque la spécialisation des tâches selon leur caractère plutôt masculin ou féminin s’accentue. En outre la vie de couple est moins favorable aux femmes qui voient augmenter leur temps consacré aux activités domestiques alors que celui des hommes diminue.

3) En quoi le nombre d’enfants modifie-t-il le temps consacré à la production domestique des hommes d’une part et des femmes d’autre part. (doc.1)

Lorsque l’on observe les résultats de l’enquête « Emploi du temps » de 1998, on constate que le temps de travail des hommes vivant en couple sans enfants est supérieur de près de deux heures à celui des femmes en couple sans enfants tandis que le temps consacré à la production domestique par les hommes est inférieur de près d’une heure vingt par jour à celui des femmes.

Lorsque le couple a des enfants, la situation évolue : les hommes consacrent plus de temps aux activités domestiques (près de trente minutes en plus en moyenne) et légèrement moins au travail surtout lors de l’arrivée du premier enfant car ensuite leur temps de travail s’accroît. Les femmes réduisent par contre leur temps de travail de façon d’autant plus conséquente que le nombre de leurs enfants s’accroît (jusqu’à trente minutes en moins en moyenne). Par contre leur temps de production domestique augmente avec le nombre d’enfants (une heure en plus entre un et trois enfants).

Notons par ailleurs que le temps de sociabilité des hommes et des femmes est comparable. Le temps de loisir est plus élevé chez les femmes ce qui peut partiellement s’expliquer par le temps consacré à l’éducation des enfants.

Nous pouvons donc souligner le fait que le temps domestique est plus important chez les femmes que chez les hommes tandis que le temps que les hommes consacrent au travail est supérieur à celui de leur épouse ou concubine. Plus le nombre d’enfants s’accroît plus la situation s’amplifie ce qui atteste en partie d’une amplification des rôles traditionnels latents notamment chez la femme qui travaille moins mais participe proportionnellement plus que l’homme aux activités domestiques lorsqu’elle a des enfants.

 

4) Expliquez la phrase soulignée (doc.2)

Martine et Bernard ont très progressivement organisé leur vie de couple. Au départ chacun effectuait ses propres tâches ménagères notamment celles relatives à la lessive. Progressivement pourtant, le couple s’est orienté vers une séparation plus drastique des tâches domestiques puisque Martine ne travaille plus. Toutefois, ce jeune couple déclare que cette situation est le résultat d’un choix.

Ce choix apparaît selon Jean-Claude Kauffmann comme reconstruit dans le discours à posteriori. Selon lui, cette situation est la conséquence de réflexes conditionnés dont Bernard et Martine n’ont pas conscience mais qui les a conduit à une séparation de leurs activités selon un schéma conforme aux stéréotypes sexuels ( femme inactive / homme actif ). Tous deux ont subit une socialisation les ayant conduit à assimiler des rôles sexuels même s’ils rejettent de façon consciente ces stéréotypes. Le mépris par Martine de l’image que lui renvoyait sa mère au foyer ne l’a pas empêchée de reproduire ce modèle même si elle affirme que sa situation actuelle est le résultat d’un choix. Martine a intégré un habitus qui l’a conduite sans qu’elle le réalise à répéter un schéma proche de celui qu’elle a connu au cours de son enfance.

En somme, l’auteur peut affirmer que ces deux personnes n’ont rien choisi mais qu’ils ont simplement reconstruit un discours déculpabilisant qui leur évite de reconnaître qu’ils se sont dirigés vers un modèle stéréotypé du couple. En somme cette situation est le résultat d’une multitude de réflexes inconscient résultant de l’assimilation des comportements sexués au cours de leur socialisation.

5)  Quelles distinctions font les auteurs entre le parcours scolaire des filles et celui des garçons (doc.3)

Selon Margaret Maruani, les parcours scolaires des filles et des garçons sont distincts du fait d’une double ségrégation qui joue en faveur de la mobilité sociale des garçons. Elle distingue la ségrégation horizontale qui signifie que les jeunes filles sont moins présentes dans les filières scientifiques et techniques qu’en lettres ou sciences humaines de la ségrégation verticale qui illustre la plus forte présence des garçons dans les filières prestigieuses alors même que les filles réussissent mieux que les garçons au baccalauréat.

6) Comment peut-on expliquer les parcours scolaires différenciés des filles et des garçons ? (coc.3)

Plusieurs explications peuvent être mobilisées. Tout d’abord, les ambitions des parents sont différentes envers leurs enfants. Ceux-ci inciteront plus leurs garçons à suivre des filières scientifiques (plus prestigieuses) tandis qu’ils laisseront le choix à leurs filles. Cette implication atteste encore d’une importance plus grande accordée à la réussite professionnelle de leurs fils, fils qui devra assumer une fonction dans la société, ce qui renvoie à l’image de l’homme qui fait vivre son ménage. En outre, les enseignants, les parents et les élèves participent à la construction d’une représentation des mathématiques comme matière « masculine ». Les garçons auraient un potentiel « naturellement » supérieur à celui des filles dans les matières scientifiques, tandis que les filles réussiraient mieux dans des matières plus littéraires en accord avec leur « naturel » plus rêveur et doux. Les stéréotypes sexuels ne font que s’estomper, ils ne disparaissent pas.

Enfin, les sections les plus prestigieuses génèrent une compétition plus grande auxquelles les filles s’auto-excluraient.

                L’école participe donc au maintien voire au renforcement des stéréotypes sexuels. Les choix d’orientation varient largement selon les filles et les garçons et attestent de l’influence de la perception des sexes par les parents d’élèves, les enseignants et surtout peut-être les élèves.

 

Question de synthèse :

Après avoir donné les caractéristiques de la spécialisation des rôles masculins et féminins dans nos sociétés, vous analyserez les facteurs qui tendent à la renforcer ou au contraire, à l’atténuer.

 

INTRODUCTION :

 

I ) LES CARACTERISTIQUES DE LA SPECIALISATION DES ROLES MASCULINS ET FEMININS :

 

A )  LA REPARTITION DES TEMPS QUOTIDIENS SELON LE SEXE DES INDIVIDUS (doc.1)

a)      Les hommes consacrent moins de temps aux tâches domestiques lorsqu’ils vivent en couple.

b)      Les femmes réduisent leur temps de travail et accroissent leurs activités domestiques d’autant plus qu’elles ont des enfants.

 

C)     DES CHOIX D’ORIENTATION SCOLAIRE SENSIBLEMENT DIFFERENTS SELON LE SEXE (doc.3):

a)      Les filières scientifiques privilégiées par les garçons et les filières littéraires par les filles.

b)      Des sections plus prestigieuses pour les jeunes hommes.

 

II) LES FACTEURS QUI TENDENT 0 RENFORCER OU A ATTENUER LA SPECIALISATION DES ROLES SEXUELS :

 

A ) L’INFLUENCE DE L’ENTREE DANS LA VIE DE COUPLE ET DES ENFANTS (doc1)

a)      La naissance des enfants peut contribuer à un renforcement des stéréotypes sexuels.

b)      Une négociation au sein du couple qui reste déterminée par l’apprentissage des rôles sexuels au cours de la socialisation.

 

B) LE ROLE DE LA FAMILLE ET DE L’ECOLE DANS L’AMPLIFICATION DES ROLES SEXUELS.(doc2 et3)

a)      Un apprentissage des rôles sexuels encore différencié (exemple des jouets, de l’attitude des parents).

b)      L’école participe au renforcement des choix de filières des familles et des élèves

c)       L’école renforce les clivages professionnels selon le sexe.

 

 

CONCLUSION 

 

INITIATION A LA DISSERTATION

 

 

INTRODUCTION : lignes 1 à 20

Amorce : l.1

Définition des termes : l.2 à 9

Présentation du sujet : l.9 à 15

Problématique : l.15 à 17

Annonce du plan : l.17 à 20

 

I ) LES TRANSFORMATION DES FORMES ET DES FONCTIONS DE LA FAMILLE :  lignes 20 à 116

 

A ) L’EVOLUTION DES FORMES DE LA FAMILLE : lignes 20 à 69

a)      La baisse de la fécondité et le resserrement des liens familiaux : l.21 à 39

1°) La baisse du nombre moyen d’enfants par femme.

2°) Des familles moins nombreuses : un phénomène à relativiser.

b)      De nouvelles modalités de constitution des familles : l.40 à 53

1°) Des mariages moins nombreux.

2°) L’institution familiale fragilisée par la montée du divorce.

3°) La progression de l’union libre.

c)      Une diversification des formes familiales : l.53 à 67

1°) Les familles monoparentales.

2°) La montée du célibat.

3°) Les familles recomposées.

TRANSITION : lignes 67 à 69.

 

B)    L’EVOLUTION DES FONCTIONS DE LA FAMILLE : lignes 69 à 113.

a)      Le recul de la fonction économique : l.69 à 77

1°) Le déclin de la production domestique.

2°) L’importance de la fonction de consommation.

b)      La fonction de socialisation familiale : l.77-103

1°) La concurrence d’autres institutions.

2°) L’Ecole renforce le rôle de la famille et certaines inégalités.

3°) Entre solidarités publiques et solidarités privées.

c)      La solidarité familiale : l.103 à 113

1°) La famille refuge ou soutien en temps de crise.

2°) La dimension affective de l’institution familiale.

 

TRANSITION :lignes 113 à 116.

 

II ) LES FACTEURS EXPLICATIFS DES EVOLUTIONS DE LA STRUCTURE FAMILIALE :

 

A ) DES EXPLICATIONS MECANIQUES PEU SATISFAISANTES : lignes 116 à 134

a)      La crise économique.

b)      L’hypothèse peu convaincante d’un cycle de fécondité.

 

C)    L’EVOLUTION DES CONTRAINTES QUI PESENT SUR LE COUPLE : lignes 134 à 163.

a)      L’évolution du droit.

b)      L’activité des femmes.

c)      La remise en cause de l’institution matrimoniale.

 

CONCLUSION : ligne 163 à la fin.